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Le développement du sentiment d’insécurité

Jusqu’ici, mon naturel optimiste m’avait permis d’empêcher l’apparition du sentiment d’insécurité dans mon quotidien indonésien. Un évènement intervenu la semaine dernière est venu modifier cet état d’esprit erroné. Un voleur un peu particulier s’est en effet introduit dans le chantier de construction de ma future maison. Composition de son maigre butin : un sac de nourriture rempli de tofu grillé à la sauce cacahouète. Malgré cette perte insignifiante, l’évènement en lui-même m’a plongé dans une sorte d’inquiétude irrationnelle qui m’a travaillé pendant plusieurs jours. Voici quelques réflexions à ce sujet.

La scène de crime

Lundi après-midi, 14H, nous déposons comme à notre habitude un sac de nourriture pour les ouvriers qui travaillent sur le chantier de notre maison. Nous le laissons dans le petit jardin sous une bâche qui leur sert de protection contre la pluie. Une heure plus tard, ces personnes viennent nous voir pour nous signaler qu’ils n’ont pas encore reçu leur repas du jour. Incompréhension totale. Nous leur signalons que nous avons bel et bien apporté quelque chose en début d’après-midi, mais ils sont catégoriques, ils n’ont rien vu. Les victuailles ont tout bonnement disparu. C’est en entendant cette étrange histoire que le développement du sentiment d’insécurité a commencé chez moi. Instantanément, les hypothèses les plus farfelues se sont installées dans mon cerveau.

La peur est mauvaise conseillère

Si des voleurs ont eu le cran de s’introduire dans notre propriété pour dérober quelque chose alors même qu’il y avait du monde sur place, qu’adviendra-t-il à l’avenir ? Soudain, la petite vie tranquille que je m’étais imaginé dans mon jardin, à siroter un verre de jus de mangue sur un transat, est devenue d’un coup beaucoup moins réaliste. Sera-t-il prudent de laisser du mobilier à l’extérieur si des criminels rôdent aux alentours de chez nous ? Mon Macbook à 1000 euros ne risque-t-il pas d’attirer leur convoitise lorsqu’ils me verront rédiger mes textes depuis ma terrasse ? D’un autre côté, le village est peuplé de membres de la famille de ma femme. Elle a ici des dizaines et des dizaines de cousins qui pourront sans doute nous aider à nous défendre en cas d’agression. C’est accompagné de ces pensées parano que j’ai tentées de trouver le sommeil la nuit suivant l’incident.

Le fin mot de l’histoire

Le développement du sentiment d’insécurité est souvent injustifié. Nous avons régulièrement tendance à nous tracasser pour des choses qui n’en valent pas la peine. Vendredi dernier, soit quatre jours après le vol, ma belle-mère nous a donné la solution de l’énigme. Le forfait a été commis par un chat affamé. Au départ, j’ai eu beaucoup de mal à croire en cette explication. Un si petit animal capable de traîner un sac contenant des boîtes en plastique sans même le renverser ? Cela me paraissait totalement infaisable. Et pourtant, les voisins étaient sûrs d’eux. Des débris de plastique et de nourriture étaient cachés sous un buisson. Ces déchets correspondaient exactement aux plats que nous nous étions fait dérober. Plus de peur que de mal donc.

Le développement du sentiment d’insécurité et les mesures qu’il m’a inspiré

Même si le méchant voleur n’était au final qu’un chat malicieux, son action ne sera pas sans conséquence. Nous prévoyions déjà de clôturer notre terrain et de mettre une barrière cadenassée à l’entrée. Personnellement, je trouvais ces mesures largement exagérées. Aujourd’hui, c’est moi qui force ma femme à investir dans des matériaux solides pour protéger nos biens. Je ne pense pas aller jusqu’à l’achat d’une caméra, mais si jamais quelque chose se passe, je n’hésiterais pas. L’idée n’est pas de devenir complètement flippé mais d’être raisonnable. Je suis blanc, Français, pas vraiment riche mais ça, la plupart des gens ne le savent pas. La méfiance est de mise.

Quoi qu’il en soit, souhaitez moi bonne chance. Au fond, je suis persuadé que tout ira bien et que cette anecdote restera sans suite.

J’espère que le podcast vous plaira, à la semaine prochaine.

Guillaume

2 réflexions sur « Le développement du sentiment d’insécurité »

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