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Se rendre à l’hôpital en Asie du Sud-Est

Après cinq mois en Indonésie et trois grippes bien sévères, d’importantes douleurs au ventre m’ont permis d’aller tester la qualité de l’hôpital en Asie du Sud-Est. Le soleil est chaud, les fruits sont délicieux mais ma santé est loin d’être au beau fixe. Sans cesse embêté par des problèmes divers, je me demande si j’arriverais un jour à m’acclimater à ce nouveau pays. Ma future maison étant sur le point d’être terminée, j’essaie d’être costaud et de relativiser pour pouvoir vivre ce rêve qui m’anime depuis des mois. M’installer avec ma femme et mon fils dans un chez nous à la campagne, manger ensemble dans notre jardin, je ferais tout pour que ce projet puisse voir le jour. En espérant que les médecins ainsi que les médicaments qu’ils m’ont prescrit m’aideront efficacement à sortir de cette mauvaise passe.

Des spécialistes accessibles sans rendez-vous

En Indonésie, tout est simple, rien n’est compliqué. Si tu as besoin d’aller passer une échographie pour vérifier que ton ventre ne présente aucune anomalie, tu y vas quand tu veux. Tu prends ta petite moto et tu roules jusqu’au cabinet du médecin. L’hôpital en Asie du Sud-Est, ou peut-être devrais-je plutôt dire la maison de santé, est un grand espace où sont réunis plusieurs spécialistes. Celui que je suis allé voir était ce que l’on appelle chez nous un gastro-entérologue. Ici, ils le nomment le docteur des maladies internes. Vu que tu te présentes sans rendez-vous, la personne à l’accueil te donne un ticket. puis tu pars t’asseoir pour patienter. Tu es installé sur des bancs en métal placés les uns derrière les autres au milieu d’un grand hall. Au-dessus de toi, des écrans lumineux t’indiquent les numéros appelés par les différents docteurs. Pour ma part, j’avais le I23. Ce code magique m’a permis de passer au bout de 1h30.

Des médecins efficaces

Une fois dans le bureau du médecin, j’ai très vite compris que l’hôpital en Asie du Sud-Est fonctionnait comme une usine. Du travail à la chaîne. Vu la concentration énorme de population sur l’île de Java, un habitant au mètre carré, pas question de perdre de temps. Il y a tellement de monde à recevoir chaque jour que la consultation doit être expéditive. Mr Andréas m’a donc assailli de questions très très rapides, en mode jeu télévisé. Vous buvez du café ? Vous fumez ? Vous mangez des mangues ? Ok, arrêtez les mangues, prenez ce médicament pendant sept jours. Si votre douleur disparaît, ne revenez pas me voir. Sinon allez faire des analyses de sang. Vous avez des allergies aux médicaments ? Non, ok. Alors merci d’être venue. Bon courage. Tout en me soumettant à cet interrogatoire express, il m’a fait passer une échographie qui n’a rien montré d’anormal. En cinq minutes chrono, j’étais sorti. Un entretien à grande vitesse mais qui m’a semblé assez efficace. Nous verrons bien dans quelques jours si mes symptômes disparaissent.

L’hôpital en Asie du Sud-Est : une véritable usine à gaz

Il n’y a pas vraiment de pharmacies en Indonésie. Dans les villages ou les quartiers, il existe des petites échoppes qui vendent les médicaments de base. Cependant, dès que tu as quelque chose d’un peu plus poussé, impossible de trouver ce que tu veux. Du coup, là encore, le fonctionnement est un peu différent. Une fois que l’entrevue avec le docteur est terminée, tu repasses à l’accueil pour payer. On te donne ensuite un nouveau numéro. Avec ce bout de papier, tu te diriges vers l’espace médicaments de l’hôpital et tu attends que ce soit ton tour. Lorsque c’est le cas, on te demande de payer puis de ressortir. Là, tu patientes à l’extérieur le temps que les employés préparent ton sac de cachets. On appelle pour la deuxième fois ton numéro et tu peux enfin aller chercher le précieux sésame. Tout ce système est bien compliqué mais malheureusement inévitable. Une soixantaine de personnes ont besoin de récupérer le contenu de leur ordonnance au même moment. Cette organisation est donc censée fluidifier le processus. Forcé de constater que ça fonctionne plutôt pas mal. J’ai passé un peu oins de trois heures tout compris dans ce centre médical. Ceci est loin d’être excessif comparé à mes diverses expériences dans les services d’urgence en France.

Pour l’heure, je vais m’appliquer à suivre scrupuleusement mon traitement. Je vais également m’astreindre à un régime drastique : rien d’épicé ni de gras. Ambiance purées et légumes vapeur. Réjouissant n’est-ce pas ? Rendez-vous la semaine prochaine pour avoir de mes nouvelles. J’espère que ce podcast vous plaira.

À la prochaine.

Guillaume

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